Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 01:04
à suivre....
Par Dam's
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 01:04

Plusieurs jours passèrent…
Ce matin là le château était particulièrement, et inhabituellement, agité ; c’est la réflexion qui frappa le prince lorsqu’il fut tiré de son sommet par la voix grave de son père donnant des ordres divers et par le bruit des domestiques qui accourraient partout dans le château. A cet instant où le prince décidait de se rendormir un moment, un domestique frappa à sa porte et entra :

-          le roi vous demande de suite à la salle du trône, mon prince. Je vous attends derrière votre porte.

Puis après ces mots il se retira en refermant la porte derrière lui, sans attendre de réponse de la part du prince.

« Que me veut-il à cet heure ? Le soleil est à peine levé !!! » pensa Adarël dans son esprit encore embrouillé. Le prince se hâta de s’habiller et sorti de sa chambre pour rejoindre le valet. A peine arrivèrent-ils dans la salle du trône qu’Adarël senti une lourde ambiance peser dans l’atmosphère…
« Quelque chose ne va pas… » fut la pensée du prince en voyant la mine grave de son père le roi.

-          Viens Adarël approche… Nous avons une nouvelle des plus déplaisantes à te communiquer : ta promise, la jeune Elwing de la famille des Varoni, a été kidnappée par des ravisseurs alors qu’elle faisait route pour Naraen. Nous avions prévu vos noces les jours suivants son arrivé au château…

Il marqua une pause et reprit :

-          Les Varoni ont été mis au courant et nous ont confiés les investigations pour retrouver leur fille… C’est pourquoi je t’assigne une équipe d’hommes que tu mèneras au travers du royaume afin de chercher et retrouver la jeune Elwing.

-          Comment !? Mais père pourquoi moi ? pourquoi n’envoyez-vous pas l’armée pour… ?

-          C’est de ta future femme dont il est question ! NE DISCUTE PAS MES ORDRES !! , le coupat-il. Prépare-toi, toi et tes hommes partez dans une heure ! Il ne faut pas effrayer la population, c’est pourquoi vous partez sous l’aube.

-          Mais…

Le prince ne put achever sa phrase voyant le regard sans équivoque que lui lançait son père, le roi Teleros. Il dut se résigner aux ordres de son père.

Une heure plus tard devant les portes de la ville, le groupe armé mené par Adarël était prêt au périple et prêt à retrouver la princesse Elwing. Leurs montures finissaient d’être attelées par des domestiques.

-          Fils ! Je t’ai confié 6 des meilleurs hommes du corps armé du royaume (tous des guerriers elfes) : 2 robustes hallebardiers aguerris, 2 fins archers et 2 excellents escrimeurs ; tous avec un heaume et une armure forgé dans le meilleur acier du royaume ! Faites bon voyage et, Adarël, reviens avec ta promise.

-          Oui père, nous réussirons. Savons-nous depuis combien de temps il semblerait qu’elle ait été kidnappé ?

-          Depuis moins de 48h mon fils, c’est un des messagers Varoni qui nous l’a appris.

Cette expédition était, pour le prince, la première mission à responsabilités que lui confiait son père. Sur le départ, il se sentait à la fois fier et angoissé malgré l’équipement dont il s’était chargé : son arc et ses flèches, une épée courte et sa dague qu’il ne quittait jamais. Il endossait une légère armure en mithril et un heaume d’excellente facture en acier renforcé où était incrusté de nombreux joyaux.

-          Fils, la princesse à été enlevé au nord de la forêt de Celebor, commence tes recherches là-bas et ensuite ratisse le royaume pour la retrouver. Bonne chance, que la déesse No’ah veille sur vous.

Et le groupe dirigé par Adarël s’en alla au travers des plaines de Belegund, en direction du nord…

 

Le groupe traversa sans embuches les  vastes étendues verdoyantes de Belegund durant la journée. En fin d’après-midi ils s’arrêtèrent pour établir un camp en vue d’y passer la nuit. Les hommes avaient peu parlé pendant le voyage, mais au moment d’établir le camp, les langues se délièrent et une ambiance de réconfort s’installa peu à peu. Les hallebardiers partirent chercher du bois, les archers étaient partis chasser et les escrimeurs étaient restés avec le prince pour veiller sur lui et créer un foyer : ils ramassèrent des pierres, au moins de la taille d’un poing, et les empilèrent en cercle sur la partie la plus plane du terrain. Adarël, lui, s’affairai pendant ce temps en s’occupant des chevaux. Il les avait nourris, abreuvés et  attachés à deux arbres robustes qui étaient à proximité du feu que les escrimeurs venant de faire naitre. Rapidement les hallebardiers réapparurent avec les bras chargés de bois sec.

Les hommes et le prince s’étaient assis autour du feu, attendant le retour des archers ; ils discutaient mais le prince était perdu dans ses pensées. Il sorti quelque chose de sa poche et le contempla : la fleur… en effet il ne savait pas pourquoi il l’avait prise mais sa curiosité pour cette Orchidée l’avait poussé à l’emporter. Les archers étaient revenus avec un lapin dans chaque main. Pour manger, tous ôtèrent leur armure et leur heaume (en effet pas évident de manger avec une armure d’acier sur le dos !). Les morceaux de lapin, mijotés avec quelques herbes aromatiques de la plaine, s’avérèrent délicieux. Après avoir tout mangé les hommes étaient repus et un silence s’installa ; silence que le prince vint rapidement rompre :

-          Je pense messieurs, qu’il est temps de se présenter, je ne connais pas vos noms. Je pense que vous savez que je suis mais je me présente pour respecter les formes : je suis Adarël, fils du roi de Gil-Galad, Teleros. Je maitrise l’épée et l’arc mais j’excelle particulièrement à l’arc.

Les hommes surpris par cette présentation loquace, marquèrent un temps d’hésitation. Puis l’un des hallebardiers pris la parole :

-          Enchanté mon prince, je suis Nimo, hallebardier depuis 10 ans sous les ordres de votre père le roi.

-          Pour ma part, mon prince, je suis Yugho, archer depuis 14 ans…

Les présentations s’enchainèrent de cette manière, effaçant un peu la barrière hommes de main/sang royal. La soirée se déroula ensuite dans une bonne ambiance. Ils nourrirent le feu et s’endormir autour de celui-ci après avoir vérifié l’attache des chevaux.

Dans la nuit éclairée par les 2 lunes sacrées de No’ah, deux petites ombres s’approchaient furtivement de ce feu qui brulait au milieu de la plaine.
Le groupe dormait profondément et ne voyait pas approcher les deux créatures armées de couteaux qui avançaient de plus en plus dans leur direction… plus qu’une dizaine de pas et leurs lames seraient teintées du sang pourpre des ces aventuriers sans défenses… ils imaginaient déjà le butin qu’ils allaient dépouiller des cadavres…
A ce moment une alarme stridente retentie, pétrifiant de stupeur les deux créatures pendant quelques secondes. Adarël et ses hommes se réveillèrent en sursaut ! Adarël sentait sa poche vibrer et elle semblait luire… La fleur était la source du tintement virulent, mais avant que le prince puisse émettre une pensée un des hommes cria :

-          DES GOBELINS !! on nous attaque !

Les deux créatures étaient en effet des gobelins, vils et extrêmement violents qui attaquaient les groupes esseulés et les aventuriers loin des routes principales. Au cri de l’humain ils sortirent de leur torpeur et sautèrent sur le groupe.

Les escrimeurs avaient déjà récupérer leurs épées et s’avancèrent à l’encontre de l’ennemi. La stratégie tacite était la suivante : Les armes de mêlée devaient attirer l’attention des gobelins, pendant que les archers, en retrait, attendaient le moment opportun pour décocher leurs flèches. Le prince joint les archers avec son arc, les hallebardiers et escrimeurs s’occupant déjà du combat rapproché. Le combat fut bref, très bref…
En effet les archers n’eurent pas à décocher une seule flèche. Les hallebardiers avaient déjà terrassé le premier adversaire et les escrimeurs dominaient le duel face à ce gobelin violent mais peu expérimenté. Une erreur de sa part… et il fut décapité d’un puissant coup d’épée.

Après avoir inspecté les environs un des hommes déclara :

-          Cela semble terminé. Nous allons finir la nuit en montant la garde deux heures chacun.

-          Tout le monde va bien ? s’enquit le prince. Ces attaques sont-elles normales ?

-          Oui prince, les gobelins attaque souvent les voyageurs la nuit afin de les piller ; mais ne vous inquiétez pas la situation est sous contrôle. En tout cas… nous pouvons remercier cette alarme, comment avez-vous fait cela ?

Adarël ressorti la fleur de sa poche, elle était de nouveau inerte.

-          Pour tout vous dire, je ne sais pas. Mais il semble que cette fleur possède des propriétés magiques, et nous prévienne du danger. Elle a déjà émis ce son il y a quelques semaines…

-          Et bien ne nous attardons pas, dormons, car le voyage de demain sera long. Je prends le premier tour de garde ; déclara l’archer nommé Yugho.

Le reste de la nuit se déroula sans problèmes.
Par Dam's
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 01:03

Le lendemain Adarël resta confiné dans ses appartements ; il ne voulait pas sortir, sauf pour prendre ses repas…
Les jours qui suivirent, il passait ses journées dans la forêt de Celebor, loin du réconfort peu utile de ses amis et loin des festivités auxquelles ils lui auraient proposé de s’adonner. Cependant son père lui avait imposé des horaires à respecter. Un de ces après-midi qui le rapprochait un peu plus chaque jour  de sa rencontre avec sa « promise », la fleur (qu’il emmenait partout avec lui comme un porte bonheur, puisqu’il avait découvert que celle-ci ne fanait pas et n’avait pas besoin d’eau –chose surprenante, mais pourquoi pas possible, dans ce monde où la magie règne-) tinta de nouveau…

Alors qu’il s’entrainait au tir à l’arc dans une zone dégagé près de la lisière de la forêt, deux discrètes ombres le surveillait depuis d’épais buissons, sans toutefois approcher trop près de peur de se dévoiler. Ces ombres étaient en fait les espions au service de Lorganar. Ils devaient surveiller le prince…et la fleur, ainsi discrètement ils épiaient tous les faits et gestes du prince dès qu’il sortait de l’enceinte de Naraen.
Or à cet instant ils étaient proches du prince, très proche, assez proche pour lui sauter dessus et l’attaquer si tel en avaient été leurs ordres… Et a ce moment… la fleur tinta, non d’une douce mélodie comme l’avait auparavant entendu Adarël, mais un tintement strident qui se rapprochait d’un son d’alarme.

Surpris, le prince perdit contenance et la flèche qu’il s’apprêtait à décocher partie n’importe où. Il sorti la fleur de son veston et la découvrit luminescente et vibrante, en train de «chanter ». Ne sachant ce qui avait provoqué cela il s’assit et regarda le spectacle rarissime offert par cette fleur. Les espions, eux, avait pris conscience d’une chose : la fleur avait décelé leur présence, et c’était une chose qu’il fallait absolument rapporter au seigneur Lorganar. Ainsi ils se retirèrent… et la fleur se tut dès leur départ. Adarël, délaissa son arc afin de contempler de nouveaux cette fleur qu’il savait être magique, sans trop pouvoir définir ce qui l’était…

Le prince passa la fin de journée à essayer de communiquer et de faire réagir la fleur… sans succès.

Du coté du royaume Galdor, les deux espions ayant déclenché la réaction « sonore » de l’orchidée faisaient leur rapport au seigneur Lorganar. Celui-ci paraissait ravi de ces nouvelles.

-          Enfin, déclara-t-il de sa voix grave, la fleur à manifesté ses pouvoirs… Bientôt ses pouvoirs seront mien… Patience.

-          Avez-vous un plan, Ô ma sombre majesté ? demanda l’un des deux espions de la forêt.

-          Bien sûr ignare !! Maintenant sortez, j’ai à faire…

Une fois les deux larbins sorti, Lorganar fit appelé sont chef d’armée et lui donna des instructions précises sur le plan à respecter… Pour récupérer la fleur, il lui fallait d’abord attirer le prince Adarël jusqu’à lui.

Il faisait nuit mais le prince était toujours éveillé ; il se tenait assis sur son lit fixant la fleur en espérant encore une réaction de celle-ci. Les évènements de la journée avaient laissé germer une curiosité sans fin d’Adarël pour cette Orchidée… Il était certain de la nature magique de cette dernière, mais n’avait aucune influence sur le déclenchement de ses pouvoirs.
Sans s’en rendre compte Adarël s’endormit…
Par Dam's
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 01:02

Adarël arrivait au château de son père alors que les 2 lunes sacrées de No’ah brillaient déjà de tout leur éclat dans le ciel parsemé d’étoiles. Le prince elfe connaissait d’ores et déjà la réaction de son père quant à la fugue de son fils. Aussi ce fut dans la discrétion la plus grande qu’il tenta de pénétrer le château, mais son « intrusion » fut vite découverte. Le roi, qui n’était pas dupe, avait envoyé quérir son fils dans l’après-midi et lorsqu’on lui rapporta que le prince n’était plus dans ses appartements il ordonna aux gardes de patrouiller jusqu’à son retour, et qu’on le lui amène s’il était surpris à rentrer au château. C’est comme ça qu’Adarël, à peine avait-il franchi les portes du château, fut saisi par les gardes du roi Teleros.

Les gardes menèrent le prince dans la salle du trône, où son père, l’attendait assit sur le siège royal. Ils le placèrent devant les quelques marches de l’escalier menant au trône.

-          Laissez nous ! ordonna le roi.

A ces mots les gardes se retirèrent et refermèrent la porte de la salle derrière eux.

Le prince savait qu’il était dans son tort, ainsi il ne dit rien, attendant les remontrances de son père. Quelques longues secondes passèrent durant lesquelles le roi regardait son fils, d’un regard dur, plein de reproches, mais (et cela Adarël ne pouvait le remarquer) à la fois triste et compatissant…

-          Fils..., commença Teleros d’une voix grave et profonde, fils je sais que la vie de château est une vie aisée mais aussi très stricte. Ce n’est pas pour créer un conflit entre nous si je te convie à tes appartements ou si je te mets la pression du mariage…

-          Mais père…

-          Adarël ! Un prince se doit de d’abord penser à son peuple, à son royaume, pas à sa propre personne ! Sinon la famille royale perdra, petit à petit, l’appui du peuple et des familles nobles... ta conduite de ce soir est indigne de ton rang et de ton sang ! Tu es un jeune adulte certes mais je ne tolèrerais plus aucuns écarts de conduite. Est-ce clair ?

-          Oui père, c’est entendu.

-          Ainsi cet après-midi, alors que tu étais je ne sais où, je me suis entretenu avec une délégation de la famille royale des Varoni. Il a été convenu de ton mariage prochain avec leur fille ainée : la jeune Elwing. Sa famille étant la plus puissante du royaume voisin, nous entretiendrons par ce mariage la pérennité de notre royaume, ainsi qu’une alliance solide avec le royaume humain de Nefor.

Le roi remarqua l’expression qu’affichait le visage de son fils.

-          La décision est prise, je ne tolèrerais pas de remarques. Agis en prince, pense au bien du royaume !

-          Je ferais ce qu’il faudra, déclara Adarël d’un ton résigné.

-          Très bien, c’est l’attitude à adopter pour un prince. Maintenant va, bonne nuit. Ta future femme devrait t’être présentée dans les lunes qui suivent. Tâche d’afficher une conduite irréprochable.

-          Merci père, bonne nuit. Déclara le prince en se retirant.

Alors qu’Adarël s’était rendu dans ses appartements, le roi quitta à son tour la salle du trône. A cet instant, dans un recoin de la salle enfoui dans la pénombre, une petite silhouette se faufila hors du château par une fenêtre laissée entrouverte…

Le prince monta dans ses appartements, s’allongea sur son lit, l’esprit ailleurs, les yeux humides et le moral au plus bas… Plusieurs minutes passèrent où Adarël restait inerte sur son lit.
Il fut tiré de sa torpeur éveillée par  une douce mélodie. ♪♪♪♪♪ ♪♪♪♪♪
Le prince avait déjà entendu cette mélodie… et savait d’où elle provenait. Il se leva, la mélodie se tut. Il défit son veston, il en sorti l’orchidée trouvée cet après-midi dans la forêt.
La fleur était inerte, elle ne luisait plus comme elle le faisait quelques heures auparavant. Mais Adarël était certain que la mélodie provenait de la fleur, ainsi il se mit à l’examiner, lui parler et la mettre dans un pot d’eau… sans résultats.
Ereinté et déprimé, le prince décida de se coucher…

                Dans le même temps, une petite créature rapportait au seigneur Lorganar ce qu’elle avait entendu dans la salle du trône. Les nouvelles qu’elle rapportait semblaient plaire au seigneur démoniaque.
Par Dam's
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 01:02

A l’autre bout de la région, au-delà du désert de Baran, loin à l’Est, un sombre dessein voyait le jour. De nombreux pieds sous les terres stériles et grises du royaume de Galdor, tout un monde souterrain s’agitait. De mystérieuses créatures, appelées gobelins, s’affairaient au travail du sol : creusant, grattant, pilonnant les parois des galeries souterraines à la recherche des métaux et de cristaux précieux. Les gobelins avaient une condition très proche de l’esclavage, dans leur unique fonction ouvrière ils étaient surveillés de près par les orcs. Les orcs étaient la race la plus répandue dans les terres sombres du royaume de Galdor : ils étaient gardiens, artisans et guerriers à la fois. Bien entendu, tous vivaient cachés sous terre depuis la défaite du dernier empereur des ombres, il y a de cela 250ans, étant depuis, chassés et tués quand ils étaient aperçu à la surface.

Justement voici un orc, qui semblait marcher précipitamment, qui se dirigeai vers un des endroits les plus profonds et plus gardé de l’ensemble des souterrains. Il arriva devant une porte, majestueuse à coté des roches et des tunnels, gardée par 3 autres orcs.

-          J’ai un message important pour le Seigneur Lorganar, à propos de LA CHOSE qu’il recherche depuis toujours ; annonça t-il.

Les gardes s’écartèrent et l’orc messager entra dans la pièce gardée. La piève était vaste mais faiblement éclairé par des feux qui trouvaient foyer ça et là qui reflétaient leurs lueurs sur les parois souterraines, donnant un éclairage tamisé. Au centre de la pièce se dressait une table en bois sculpté, entouré de « chaises » en terre cuite recouvertes de beaux tissus brodés. L’orc s’avançait lentement en direction du fond de la pièce gardée. Ici se dressait une cavité accueillant un foyer où des hautes flammes dansaient ; face à ce feu un fauteuil lui faisait face. L’orc porteur du message s’adressa au fauteuil qui lui présentait son dossier :

-          Seigneur Lorganar, dit-il en s’inclinant, j’ai des informations sur la fleur recherchée…

A ce moment le fauteuil pivota laissant apparaitre le démon Lorganar.
Lorganar n’était pas un démon propre du nom, car son aspect été tout ce qu’il y a d’humain. Il était grand, cela se voyait même s’il était sur son fauteuil, il était robuste, brun, les cheveux court. On lui donnait un âge assez jeune : 360 pleines lunes environs, soit près de 30 années. Seuls ses yeux laissaient paraitre son appartenance aux forces démoniaques. L’iris de ses yeux était rouge, un rouge semblable à ceux des souris albinos, un rouge braise, un rouge sang…
Sans se lever il prit la parole :

-          Raconte-moi. Dit-il d’une voix sèche et majestueuse, qui n’était rien d’autre qu’un ordre. Et n’omet rien.

-          Seigneur… L’objet de puissance que vous recherchez depuis des années sur les terres du royaume Galdor a aujourd’hui été trouvé par le prince elfe de Naraen dans la forêt de Celebor. Cette information nous a été rapportée par nos espions de la forêt.

-          Cet elfe, connait t-il la nature de sa découverte ??

-          Non mon seigneur. Nos espions ont mentionné qu’il a cependant emmené la fleur avec lui dans l’enceinte de Naraen.

-          Ainsi, après tant d’année la fleur a été retrouvée… Pas besoin de s’inquiété pour le moment, nous ne sommes pas prêt pour récupérer cette fleur de force ; car je me doute qu’elle se trouve au château royal  à présent. Dis à nos espions de surveiller le prince mais de rien tenter… pour le moment.

-          Bien seigneur, dit-il en faisant une basse révérence.

Puis l’orc se retira de la salle gardée. Lorganar se retourna face au feu qui animait l’âtre et souri à l’idée que la fleur serait bientôt sienne et de ce qu’elle lui permettrait d’accomplir.
Par Dam's
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